Comment prévenir l’abandon de l’activité physique et des loisirs actifs?

14 janvier 2013
dans Société
par Catherine Cardinal
Comment prévenir l’abandon de l’activité physique et des loisirs actifs?

Au début de l’adolescence, plusieurs jeunes abandonnent les loisirs actifs au profit des loisirs sédentaires. Cette transition s’opère tout particulièrement entre 12 et 17 ans. Grâce à la campagne Wixx, Québec en Forme s’est donné le mandat de tenter, autant que faire se peut, de renverser la tendance. La campagne WIXX, qui cible les jeunes de 9 à 13 ans, veut les inciter à bouger et les fidéliser à l’activité physique et aux loisirs actifs.

Un mandat ambitieux?

Plusieurs solutions permettent de freiner l’abandon des loisirs actifs chez les jeunes. Pour bien définir celles-ci, encore faut-il comprendre ce qui pousse les jeunes à délaisser l’activité physique.

 

Des intérêts multipliés

C’est au début de l’adolescence, vers l’âge de 12 ans, que plusieurs jeunes, garçons et filles, tendent à devenir plus sédentaires. Or, à l’amorce de l’adolescence, les jeunes vivent plusieurs changements. Ils passent du primaire au secondaire, leurs activités sociales se multiplient, le groupe d’amis prend de l’importance, etc.

 

Ces bouleversements s’accompagnent également de nouvelles contraintes et de nouvelles responsabilités. Les ados ont des intérêts qui se diversifient, moins de temps devant eux et, conséquemment, ils coupent dans certaines de leurs activités dont le sport. Pourtant, les bienfaits liés à l’activité physique sont nombreux.

 

On peut espérer prévenir l'adoption d'un mode de vie sédentaire en favorisant un contexte d'activités sains et stimulant.

 

De la compétition à la participation

Ceux qui demeurent actifs le savent et gardent l’esprit sportif : ils prennent plaisir à bouger, ils aiment relever de nouveaux défis et s’améliorer dans leur discipline. Qu’en est-il des autres? Comment les raccrocher ou — mieux encore — les empêcher d’abandonner l’activité physique et sportive?

 

Les jeunes qui délaissent le sport le font parce qu’ils éprouvent un « sentiment d’incompétence », par peur de ne pas être à la hauteur, par peur de l’échec ou parce qu’ils n’aiment pas la compétition. Certains affirment aussi subir trop de pression de la part de leurs parents ou de leur entraîneur.

 

Des solutions à la portée de tous

En considérant ces facteurs d’abandon, on peut espérer prévenir l’adoption d’un mode de vie sédentaire en favorisant un contexte d’activités sain et stimulant. S’agit ainsi pour nous, parents et intervenants qui encadrons les jeunes, de nous assurer d’apporter un soutien adéquat aux ados. Il est fondamental de les encourager. Il est aussi capital de les initier à plusieurs activités diversifiées (sports ou loisirs actifs) pour qu’ils puissent choisir les activités qui leur conviennent et où ils se sentent compétents. Et par dessus tout, il est primordial de valoriser, en tout temps, le plaisir plutôt que les résultats. Un atout supplémentaire : faire de l’activité sportive choisie une occasion de socialisation où les jeunes acquièrent un sentiment d’appartenance dans un contexte de convivialité.

 

Si l’on souhaite que nos jeunes soient actifs et le demeurent, aussi bien les initier tôt à l’activité physique et sportive. Il est prouvé que les enfants qui pratiquent, en bas âge, des activités physiques et des loisirs actifs ont plus de chance d’adopter le sport et d’y rester fidèles. Attention toutefois à la spécialisation hâtive. Vouloir à tout prix faire de son enfant un compétiteur performant risque davantage d’en faire un « décrocheur sportif » qu’un futur champion olympique!

 

Lisez, à ce sujet, le texte sur les pièges de la spécialisation hâtive de Joanie Caron.

commentaires propulsés par Disqus