Défi 10 jours sans écrans: prêts à fermer le téléviseur?

11 avril 2014
dans Société
par Rédacteur Invité
Défi 10 jours sans écrans: prêts à fermer le téléviseur?

À l’approche de la 19e semaine sans écrans, qui aura lieu du 5 au 11 mai 2014, pourquoi ne pas réaliser le Défi 10 jours sans écrans, qui consiste à proposer à l’ensemble des enfants d’une école primaire de relever le défi de passer 10 jours sans regarder un écran (ni télévision, ni console de jeux vidéo, ni ordinateur)?

Avec la progression en Amérique et en Europe de la pandémie d’obésité et les conséquences prévues divers aspects de la santé des adultes de demain, la réduction du temps-écrans se taille une place comme enjeu majeur de santé publique.

 

 

Ce qu’il faut savoir pour réaliser le Défi 10 jours sans écrans

Quand on veut proposer à une communauté et à une société de se déconnecter temporairement des écrans, certaines connaissances sont utiles, et parmi elles, les dommages à la santé des enfants à la suite de l’exposition aux écrans.


Voici ce que disent les études réalisées aux États-Unis. N’allons pas trop vite croire que ces études donneraient des résultats bien différents chez nous.  Entre 2 et 11 ans, les enfants passent plus de 32 heures/semaine devant des écrans. La première activité à réaliser consiste à fournir aux familles une feuille où compiler sa consommation personnelle.

Passons en revue quelques dommages à la santé reconnus par les chercheurs:   

  • Sédentarité, excès de poids et obésité;
  • Résultats scolaires moindres;
  • Déficit de l’attention;
  • Difficultés émotionnelles;
  • Exposition à des messages publicitaires malsains.

 

Parmi les bienfaits constatés de la réduction du temps-écran, on retrouve :

  • La prévention de l’excès de poids et de l’obésité;
  • L’amélioration des résultats scolaire et l’acquisition de saines habitudes de vie;
  • L’augmentation du temps de qualité avec la famille et les amis.

 

Une dose de bonne volonté

Faire lire des fumeurs sur les méfaits du tabagisme, c’est bien, mais pour qu'ils puissent abandonner la cigarette, il faut plus. La motivation des adultes (parents et enseignants) requiert un aperçu des bienfaits obtenus dans les milieux où l’on a expérimenté la réduction du temps-écran. Ces bienfaits peuvent ressembler à ceux obtenus à l’école du Bois-Joli, à Trois-Rivières en 2004, et à l’école Jacques-Rocheleau, à Saint-Basile-le-Grand, en 2007. Voici en résumé l’évaluation qu’en font les parents, les élèves et le personnel de l’école : 

 

  • 88 % des parents, 79 % des élèves et 95 % du personnel jugent que le Défi sans écrans est utile;
  • 66 % des parents et 71 % du personnel de l’école estiment qu’il améliore la santé et le bien-être des enfants;
  • 75 % des parents et 87 % des enfants affirment que le temps consacré aux activités physiques et sportives augmente;
  • 52 % des enfants ont lu plus souvent;
  • 45 % des enseignants affirment que la qualité des devoirs et des leçons s’est améliorée;
  • 70 % des parents et des enfants disent avoir passé plus de temps en famille;
  • 55 % des papas, 71 % des mamans ont aussi réduit leur temps-écran;
  • 40 % des parents ont vu augmenter l’aide fournie à la maison par l’enfant;
  • plus de la moitié des enseignants ont noté une amélioration de la concentration des élèves en classe.

 

Le Défi sans écrans est une affaire de famille, de quartier, de communauté, de société. À nous de passer à l’action!

 

Par Jacques Brodeur | Edupax

 

Sources:

commentaires propulsés par Disqus