Entrevue

Frédéric Dion: l’aventurier qui surpasse ses limites en affrontant ses peurs

21 janvier 2014
dans Sports et plein air
par Guylaine Maltais
Frédéric Dion: l’aventurier qui surpasse ses limites en affrontant ses peurs
Crédit photo : Maryline Tremblay

Scout depuis sa préadolescence, l’aventurier et conférencier Frédéric Dion s’est lancé un défi hors du commun: une aventure de quatre jours dans des conditions de survie extrême. Sans nourriture, ni eau. Sans feu, ni équipement. Avec comme seule compagnie sa chienne Nanook.  

Au 3e jour de son opération « Ours Polaire » au Lac Mistassini, dans le Nord-du-Québec, Frédéric Dion, a accepté de m’accorder une entrevue. Rencontre avec un aventurier zen et déterminé.

 

Frédéric, pourquoi t’imposer des conditions si extrêmes avec cette expédition?

Il s’agissait d’abord d’un laboratoire où je voulais tester des trucs pour la survie. L’an prochain, j’envisage de faire une longue expédition hivernale en ski de fond et aucun expert ne pouvait me confirmer qu’il est possible de survivre en ne mangeant que de la neige. Il me fallait donc le vérifier en vue de mon expédition de 2015. Les tests se sont avérés concluants, mais une bonne gorgée directement dans le Lac Mistassini aujourd’hui (3e jour), m’a fait un très grand bien!

 

De plus, comme je gagne ma vie comme conférencier, je dis toujours qu’il faut oser. L’expédition me permet donc de diffuser mes messages et d’inciter les gens à passer à l’action pour réaliser leurs rêves. Petits ou grands, il faut laisser les peurs derrière et oser l’aventure!

 

Finalement, je visais à amasser des dons pour Opération Enfant Soleil.

 

Que vises-tu par des aventures de ce genre?

Je m’amuse et c’est d’abord pour ça que je le fais! Et par passion. En vivant réellement nos passions, on fini par se dépasser et par accomplir des choses qui semblent irréalisables aux yeux de certaines personnes, mais atteignables pour soi.

 

Est-ce que le fait d’avoir ta chienne Nanook avec toi t’aide d’une certaine façon?

Oui, ça me fait des interactions, même si elle n’arrête pas de dormir! J’ai l’impression qu’elle trouve ça plate être ici !

 

Tu as fait tes débuts dans les scouts à l’âge de 9 ans. Aurais-tu pu vivre une telle expérience sans tes connaissances de scoutisme?

Il est clair que le scoutisme m’a beaucoup appris! Par exemple, pour la construction de mon abri de neige, le quinzee, qui constituait mon objectif du 1er jour, j’ai développé ces connaissances grâce aux scouts. C’est de là que je tire mon expertise pour construire de tels abris et faire en sorte qu’ils soient sécuritaires.

 

Qu’est-ce que les jeunes d’aujourd’hui, hyper branchés et «full» techno, ont à gagner à devenir scout? Est-ce encore cool?

Les scouts c’est cool et je vais te dire pourquoi! Tu fais les activités que TU choisis. Si le groupe choisit d’aller en camping, donc on va en camping et si le groupe choisit de jouer au ping-pong, c’est à ça que l’on va jouer. C’est ce qui est cool! Ce sont les jeunes qui décident.

 

À plus de la moitié de ton opération Ours Polaire, qu’as-tu trouvé de plus difficile et dont tu es le plus fier?

Le fait d’avoir réussi à garder le moral et conserver le plan initial sans y déroger malgré les difficultés. La première nuit, un de mes pieds a pris froid  et la faim m’empêchait de dormir. J’appréhendais donc la seconde nuit, mais je suis parvenu à changer mon attitude.

 

Que dirais-tu aux jeunes pour les motiver à se dépasser?

Réaliser ses rêves, c’est possible. C’est loin d’être facile, mais ce dépassement nous amène à avoir plus de plaisir, car une fois réalisé, on est vraiment heureux.

 

Ça vous inspire? Suivez les aventures de Frédéric Dion sur Facebook et sur son site web!

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