Le cheerleading, une activité rythmée pour faire bouger les filles!

25 février 2013
dans Sports et plein air
par Marie-Josée Richard
Le cheerleading, une activité rythmée pour faire bouger les filles!

Faire du sport, ce n’est pas le dada de votre préado? Soit! Et si vous lui proposiez le cheerleading, une activité idéale pour lui faire oublier qu’elle est en train de bouger? Et que ça saute!

Le cheerleading, une activité pour toutes

Depuis cinq ans, le cheerleading a connu une explosion de popularité au Québec, selon Sophie Thibaudeau, éducatrice en service de garde à l’école Harfang des neiges dans la région de Québec, et instructrice certifiée de cheerleading. Cette activité à dominance féminine, « c’est vraiment la grosse affaire! », affirme Mme Thibaudeau, car le nombre de jeunes du primaire qui la pratiquent est passé rapidement de 20 à 116. 

 

Comment expliquer un tel engouement? « Bien des filles s’inscrivent non pas tant pour le sport, mais pour le désir d’appartenir à une équipe, de vivre une expérience avec leurs amies, raconte l’instructrice. Des petites filles obèses – que l’on n’aurait jamais pensé voir ici – se retrouvent à en faire! » Si l’esprit compétitif demeure au cœur des prestations, plusieurs équipes sans présélection ont toutefois un caractère plus récréatif.

 

De l’avis de Mme Thibaudeau, le cheerleading convient à toutes, quels que soient le physique et la personnalité. « C’est un sport qui englobe plusieurs disciplines : la gymnastique, la danse et les acrobaties en groupe. Ça demande un super travail de collaboration car chacune a un rôle à jouer. » Votre fille est douée pour la gymnastique et aime voler la vedette? Elle fera peut-être toute une « voltige »! Elle est forte et préfère rester dans l’ombre? Voici une solide « base ». Elle est une danseuse-née? Une « back » de trouvée!

 

Une équipe compte généralement 36 athlètes : 9 « voltiges », 18 « bases » et 9 « backs ». Lors d’une compétition, les juges prennent en compte l’originalité de la prestation mais aussi son exécution (synchronisation des mouvements, fréquence et degré de difficulté des acrobaties, etc.). Le but : épater la galerie! Chacune des acrobaties requiert quatre à cinq athlètes, soit une « voltige », deux « bases », plus une à deux « backs ». Comment ça se passe? Deux « bases » propulsent une « voltige » dans les airs, laquelle exécute alors une culbute, un grand écart ou toute autre figure de gymnastique. Pour s’assurer de la sécurité de la manœuvre, une « cheerleadeuse », que l’on nomme « back », se place à l’arrière du trio. Une seconde « back » est parfois nécessaire; elle se place alors à l’avant. Ceci demande tout un travail de coordination des trois ou quatre athlètes, qui doivent agir en synergie pour que l’acrobatie soit réalisée à la perfection, en toute sécurité.

 

Vicky Leblanc, mère de trois « cheerleadeuses » (7, 10 et 13 ans), n’a que de bons mots pour décrire cette discipline, qui favorise… la discipline! « Ma plus vieille est en sport-études. Elle qui n’est pas une première de classe sait maintenant qu’elle doit garder une bonne moyenne pour continuer le cheerleading. Elle se montre très motivée, je n’ai pas à lui demander de faire ses devoirs. » Les compétitions de haut niveau ont amené la famille à voyager en Ontario et même en Floride!

 

Peut-être que l’expérience conviendrait à vos filles? Pour obtenir plus d’informations sur la discipline, consultez  www.cheerleadingquebec.com. Et, après, place à l’aventure!