Opinion

Les enfants, faites ce que je dis, pas ce que je fais!

19 juillet 2013
dans Société
par Mathieu Laferrière
Les enfants, faites ce que je dis, pas ce que je fais!

Il y a parfois un décalage entre ce que l’on veut, ce que l’on dit et ce que l’on fait.  Une révélation  en relisant mes articles pour WIXXMAG. Et une remise en question sur la façon de mieux aligner désirs, pensées et… agissements.

Lorsque j’ai offert mes services à WIXXMAG, je souhaitais relater mes expériences sportives — positives et négatives — faites en famille. C’était une façon de montrer à mes enfants un volet plus concret de mon travail, tout en leur signifiant que je m’intéresse à eux et à leur santé. Je voyais aussi l’expérience comme un partage avec d’autres parents.

 

J’ai écrit un premier texte, puis un deuxième et ainsi de suite. Au bout de six articles, j’ai pris du recul et j’ai regardé tout ça. Je me suis dit : « Wow, tu as de quoi à dire finalement. Mais, si les parents qui te lisent te croisent dans la rue, ils vont faire un saut! Disons que je n’ai pas l’allure qui va avec ce que je prêche. Et mes enfants ne bougent pas tant que ça! »  Ouch!

 

La réalité

Je ne suis pas un modèle sportif pour mes enfants. J’ai un peu de surpoids depuis plusieurs années, et de mauvaises excuses pour justifier mon état. En somme, je tiens un double discours. Bien entendu, mes enfants ne seront pas dupes longtemps. 

 

J’ai beaucoup de difficulté à trouver du temps pour bouger. Je n’y mets que deux heures par semaine actuellement. Pourtant, je faisais plus de dix heures de sport par semaine l’an passé, et j’en étais très fier. L’équilibre physique est fragile. 

 

Malheureusement, étant jeune, je n’ai pas fait du sport une habitude. J’ai joué au hockey et un peu au baseball au primaire, certes. J’ai aussi fait partie d’une équipe de volleyball au secondaire et jouer au tennis, puis j’ai fait un peu d’arts martiaux. Ensuite, plus rien pendant une dizaine d’années. L’accent était mis sur les études, puis le travail.

 

Tout ça pour dire que je n’éprouve pas le besoin de bouger. Tout simplement. Même si je ressens les effets néfastes de l’inactivité physique. Même si j’ai expérimenté les bienfaits de bouger. Je fais partie des statistiques que WIXXMAG tente d’améliorer.

 

Je vise mieux pour mes enfants

Je veux que ce soit différent pour mes enfants. Et je sais que c’est maintenant que je dois commencer à créer l’habitude et le besoin de bouger.

 

Pour réussir, je dois ajouter les gestes aux paroles. Idéalement, si je peux faire des activités avec eux et vivre des expériences positives, celles-ci se transformeront en souvenirs agréables. Lorsqu’ils seront plus grands, ils voudront probablement  revivre des moments similaires. Le volet émotif n’est pas à négliger.

 

Quant à moi, j’ai envisagé plusieurs stratagèmes — qui impliquent les enfants évidemment — pour remédier à ma situation. J’en parlerai dans mes prochains articles, avec les résultats obtenus et les réactions de mes enfants. À suivre…

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