Après l'escalade, la décalade

10 décembre 2013
dans Sports et plein air
par Véronique Champagne
Après l'escalade, la décalade
Crédit photo : www.decalade.com

La quoi? La décalade! L’escalade, sans la grimpe. Ou le bungee, sans le saut. 

La décalade, c’est carrément se transformer en superhéros en descendant du haut d’une bâtisse, les deux pieds contre le mur…et le vide devant soi. Les sensations fortes sont au rendez-vous! Sans surprise, les jeunes raffolent de cette expérience hors du commun.

 

Pour apprécier, il ne faut pas avoir le vertige, naturellement! En escalade, le plancher des vaches s’éloigne graduellement et la hauteur s’apprivoise une traction à la fois, alors qu’en mode décalade, on fait face au vide avant même le premier pas.

 

« C’est un traitement-choc qui s’apparente au saut en bungee ou en parachute! Et en décalade, on a besoin de cran  plus que les deux secondes que ça prend pour faire un saut dans le vide : il faut se maîtriser et contrôler les sensations tout au long de la descente. C’est une activité de dépassement psychologique », explique Luc Maillette, président de l’Association canadienne de décalade.

 

La décalade, plus qu’un simple défi

Les jeunes et moins jeunes qui s’adonnent à la décalade retournent à la maison avec plus qu’une histoire folle à raconter aux amis. « On voit l’effet positif sur la confiance en soi des jeunes. Ils sentent que s’ils sont capables de faire ça, ils peuvent tout faire. Et quand on se sent meilleur, on devient meilleur, » raconte M. Maillette.

 

La décalade offre un défi que les jeunes peuvent bien s’approprier, puisqu’ils sont entièrement responsables de leur descente. Ils sont évidemment bien encadrés pour que le tout soit sécuritaire, mais personne ne peut faire les pas à leur place, et la descente se fait un pas à la fois. C’est un sport qui développe des aptitudes plus psychologiques que physiques, une maîtrise de soi qui accompagne ensuite le jeune partout.

 

La décalade en famille

De nombreuses familles se sont lancées dans le vide ensemble. « On voit même des familles de trois générations s’y initier. C’est vraiment pour tout le monde, de 4 ans à 78 ans », rassure le président de l’Association. Conséquence directe d’oser décalader en famille : des liens encore plus tissés serrés après avoir vécu et partagé une telle expérience personnelle. En plus, comme parent, c’est une bonne façon d’augmenter notre cote de coolitude auprès de nos préados!

 

Où s’adonner à la décalade

L’Association canadienne de décalade propose, dans son calendrier, des sorties tous les week-ends, à Québec et à Montréal.  Les groupes de dix personnes ou plus, quelques familles réunies pour la fête d’un enfant ou une équipe de hockey, par exemple, peuvent contacter l’organisation pour planifier une séance à un autre moment ou endroit. Tout est inclus, sauf le courage qui doit

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