Enfant difficile: que faire avec un enfant qui ne veut pas manger?

1 janvier 2018
dans Alimentation
par Rédacteur Invité
Enfant difficile: que faire avec un enfant qui ne veut pas manger?

Tous les enfants passent un jour ou l’autre par la fameuse phase du « non », et cela est aussi vrai à table. Si c’est actuellement le cas chez vous, prenez une grande respiration et dites-vous que vous n’êtes pas seuls. D’autant plus que cette phase peut s’étirer jusqu’à 8 ou 10 ans! Plus scientifiquement, on parle de néophobie alimentaire (peur de la nouveauté). 

Voici quelques trucs de la Fondation OLO pour passer (plus!) doucement à travers cette période.

 

1. N'offrez pas pas un autre repas

Un seul repas est offert pour tous. La responsabilité incombe au parent de choisir un repas nutritif.

 

2. Laissez l’enfant quantifier sa faim

En tout temps, c’est l’enfant qui devrait détermine la quantité d’aliments qu’il souhaite manger en fonction de sa faim. Il peut arriver qu’il n’ait pas d’appétit; n’en faites pas de cas.

 

Si l’enfant ne veut pas manger, présentez-lui tout de même une assiette comprenant tous les aliments du repas. Il est aussi important de le garder à table (environ 10-15 minutes maximum) avec son assiette à proximité pour lui faire comprendre qu’il ne peut pas sauter un repas pour jouer ou faire une autre activité. Peut-être que la faim viendra en voyant papa et maman manger.

 

3. Impliquer l’enfant dans la préparation des repas

Ça lui permettra de se faire à l’idée que l’heure du repas approche (on parle de routine alimentaire) et y sera donc plus réceptif. Il peut mélanger les ingrédients, apporter les napperons sur la table, et déterminer la « grosseur » de sa faim.

 

 

4. Demander à l’enfant de choisir un aliment

Lui faire choisir un aliment qu’il aime pour accompagner le repas. Ainsi, s’il ne veut pas manger un aliment dans son assiette, il pourra se rabattre sur l’aliment plus rassurant.

 

5. Évaluer l’heure de la dernière collation.

Si elle est trop grosse ou trop rapprochée du repas, par exemple moins d’une heure avant le repas, il est fort possible que cela coupe la faim de l’enfant.

 

Une très grande quantité de liquide (eau ou lait) consommée avant le repas peut aussi couper l’appétit.

Servir les repas et les collations environ aux mêmes heures pourrait aussi aider. C’est rassurant pour l’enfant d’avoir des repères. Ce sera ainsi plus facile pour lui de patienter et il sera moins porté à consommer de très grandes quantités sachant qu’un autre repas viendra prochainement.

 

6. Ne pas insister sur la nourriture pendant les repas

Lors du repas, parlez de sujets agréables avec l’enfant. Il finira peut-être par avoir envie de goûter au repas. On évite aussi la télévision, qui pourrait faire de la distraction et rendre l’heure des repas encore plus tendue (ou le faire manger par automatisme, ce qui risque d’avoir encore plus d’effet néfaste à long terme).

 

7. Évitez la pression et le chantage

La pression (« mange encore 3 bouchées ») ou le chantage (« mange tes légumes sinon du n’aura pas de dessert/si tu veux aller jouer ») n’aideront pas (ou très temporairement). Ça risque même de faire plus de tort à long terme en entraînant une perte des signaux de faim et satiété et un risque de problème alimentaire à plus long terme.

 

8. Félicitez votre enfant (pour les bonnes choses!)

On peut féliciter l’enfant pour son effort de découverte de nouveaux aliments ou d’aliments qu’il aime moins. Mais pas pour avoir mangé le contenu de son assiette.

 

9. Ne pas s’inquiéter

Il se peut que l’enfant mange très peu, ou pas du tout, lors d’un repas. Il ne se laissera pas mourir de faim. Au besoin, il se rattrapera au prochain repas.

 

Si l’enfant grandit bien (en suivant sa courbe de croissance) et est généralement de bonne humeur, il ne devrait pas y avoir lieu de s’inquiéter.

 

Par la Fondation OLO

 

 


Vous souhaitez avoir davantage d'outils? Consultez notre article Relation des enfants avec la nourriture: 7 phrases à éviter de dire à votre enfant

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